Le Chili viticole va bien… mais redoute un peu l’avenir

Une étude de la Rabobank, une institution financière très active dans le secteur du vin, s'est intéressée au potentiel des vins chiliens. Ca tombe bien !

L'étude va plus loin que la simple collection de chiffres - ceux-ci étant plutôt positifs, avec des exportations en hausse de 17% sur le s4 premiers mois de 2016, en volume, et des prix en hausse de 7%.

L'enquête révèle en effet les menaces potentielles qui pèsent sur les producteurs de vin chiliens; à savoir, d'une part, leur grande dépendance par rapport à certains débouchés étrangers, et notamment la Grande Bretagne, leur deuxième marché en volume, et qui plus est, un marché très peu rentable.

Et de l'autre,  la hausse du peso chilien, qui aboutit à une baisse des revenus réels des Chiliens, ceux-ci facturant en dollars. Malgré des hausses de leurs tarifs, ils ne parviennent pas à répercuter la hausse de leurs coûts de revient.

Ceci à de quoi inquiéter l'industrie du vins chilienne, car c'est ce phénomène qui a contribué, entre autres, à plomber les exportations australiennes et sud africaines, ces derniers temps.

L'étude fait cependant part d'une certaine embellie dans le monde du vin, au plan international, notamment du côté de la France, de l'Espagne, de l'Italie, de l'Argentine... et du Chili.

Bref, selon Rabobank, le Chili, c'est une peu Jean qui rit, aujourd'hui, et Jean qui pleure... demain. Pour avoir visité ce pays et apprécié son dynamisme, je ne me fais pas trop de soucis quant à sa capacité de rebond.

Les intérêts sont trop importants pour que le gouvernement chilien ne lâche son secteur vins, et la réactivité, la créativité des winemakers chiliens est quasi-proverbiable... Même le tremblement de terre n'a pas vraiment réussi à les ébranler...

Si les secousses (économiques) actuelles peuvent inciter les producteurs chiliens à quitter un peu le "mainstream", le "middle of the Road" pour vinifier des vins plus personnels, plus risqués, plus terroités, plus caractéristiques, pas seulement des vins à exporter, mais des vins dans lesquels ils mettent leur âme et leur tempérament... alors vive ces secousses!

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